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Punition en méthode positive ? Ça existe ?

Motiver pour bien éduquer

Punition en méthode positive ? Ça existe ?

Quand on parle de méthode positive, on n’apprécie pas le mot Punition.

Voici sa définition : « Peine infligée pour un manquement au règlement, en particulier à un élève, à un militaire  »
(Dans notre cas, on est plus dans l’optique « élève »)
Dans l’esprit commun, une punition est négative, attachée à la violence physique, ce qui n’est pas forcément faux.

Dans le monde canin, nous avons deux sortes de punitions.
La « positive » et la « négative ».

Une punition Positive ajoute un stimulus désagréable lors de la présence d’un mauvais comportement. Concrètement, le fait de gronder son chien, de la prendre par la peau du cou, d’étrangler son chien dès qu’il tire (laisse lasso, étrangleur, torquatus) sont des punitions positives.

La punition Négative retire un stimulus agréable. En pratique, l’ignorance, le retrait de friandise ou encore l’éloignement physique sont utilisés pour obtenir un bon comportement.

Petit récapitulatif :


Du coup, en positif, on utilise une punition ?
Oui, la P- ! L’utilisation de la punition négative ne joue pas sur le simple fait de retirer quelque chose d’agréable. Il demande au chien de réfléchir à son action pour récupérer l’objet de désir.

J’entends très souvent ce type de commentaires, que ce soit en cours ou sur les réseaux :
« Le positif, c’est une méthode laxiste »
Absolument pas ! Ce n’est pas parce que l’on parle de respect de l’animal, de bien-être qu’on l’on doit tout laisser passer.
L’utilisation du P- n’a rien d’une partie de plaisir pour le chien, ni pour son humain… L’isolement, la suppression d’une friandise ou encore l’ignorance créé de la frustration. Et parfois même, on entre dans de la détresse émotionnelle. A ce stade, la limite entre P+ et P- est très mince.

« C’est franchement chouette tout ça, mais … les chiens entre eux ne sont pas des bisounours … »
Oui et non. Lors de rencontres avec ses congénères, un chien peu utiliser la P+ comme la P-. Étant des animaux sociaux, ils n’aiment gèrent rentrer en conflit et préfèrent largement désamorcer des situations avec de la communication plus qu’avec l »utilisation des crocs.

J’aime bien prendre l’exemple du chiot de 4 mois et d’un adulte de 4 ans.
On imagine assez aisément le petit se ruer sur son aîné pour lui mordre les babines. Ce dernier va en premier temps détourner la tête, la lever, se mettre debout s’il était assis ou allongé. C’est une punition Négative. (Retrait de l’objet de désir, c’est-à-dire la babine). A ne pas confondre avec les signaux d’apaisements.
Le petit ne comprend pas ces signaux, l’adulte va se mettre à montrer les crocs et grogner et potentiellement l’immobiliser pour demander du calme. Ici, on parle de punition Positive (Ajout d’un moment désagréable)

 » Certains chiens ont besoin de se faire « recadrer » sinon ils vous bouffent »
Il faudrait de graves conflits avant de s’inscrire dans le menu de notre compagnon. Si on arrive à ce stade, c’est qu’il y a une incompréhension de la part d’un ou des deux protagonistes. Avoir un partenaire « agressif », « incontrôlable » ne justifie pas d’user de la violence (physique ou morale). Il faut regarder l’environnement (lieu de vie, dépenses physiques et mentales), l’état général du chien (douleur, maladie, consanguinité, etc.), connaitre son histoire (maltraitance, abandon, etc.), sa race (respect des besoins spécifique de ce dernier), son age (en pleine crise d’ado, arthrose, etc…) et bien d’autres.

Dans la vie de tous les jours, il n’est pas rare de rencontrer le P+ et le P-.
Le couvercle du pot de moutarde tombe par terre. Notre chien se rue dessus pour le lécher, se relève d’un coup, bave. Il c’est fait un P+ tout seul en léchant un aliment désagréable.
En balade, notre adorable boule de poil souhaite faire copain-copain avec les moutons du voisin, suivit d’un jappement de douleur. Et oui, les caprins étaient protégés par une barrière électrique … P+ involontaire.
Approches très impolies de notre canidé qui se retrouve, les 4 fers en l’air, à demander pardon. P+ infligé par le congénère.

On rentre chez nous après une longue journée de travail. On souhaite juste aller aux toilettes avant de dire bonjour a notre croisé kangourou. P- involontaire par ignorance et isolement.
En balade, notre joli Médor veut dire bonjour à un humain mais ce dernier le frôle sans le calculer. P- par ignorance.
On fait tomber un bout de salade et on la ramasse avant le passage de notre aspirateur biologique. P- par privation de « friandise »

Bien entendu, on ne peu pas énumérer toutes les punitions possibles et inimaginables, qu’elles soient lors d’une séance d’éducation ou au quotidien mais le plus gros à été ici abordé.
Vous l’aurez donc comprit, le positif apporte une autre solution lors de l’apprentissage. Il demande bien plus de réflexion, parfois même de temps et de patience mais le résultat bien plus important.
Un enseignement ne se fait pas essentiellement par de la pénalité. Il faut inclure un Renforcement (Positif/Négatif)  à tout cela.

Si vous avez des questions, un doute sur l’utilisation d’une punition (P+ ou P-), n’hésitez pas à commenter !

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